Question
L'inconscient est il un Fait réel? (Dissertation)
Asked by: USER5138
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Introduction
– Quand quelqu’un roule à grande vitesse, on lui fait le reproche d’être inconscient. On lui attribue une faute morale : il n’a pas voulu mal faire, mais il n’a pas compris pourquoi il a mal fait.– Si l’inconscience morale est reconnue, l’inconscient psy-chique est, lui, beaucoup plus délicat. Cette notion ne repose-t-elle pas sur une erreur, sur une contradiction de principe qui pose problème ?– Il s’agit de savoir si toutes les manifestations de l’esprit prennent la forme de la conscience, si cette dernière est l’es-sentence le mode d’existence unique de ce qui est mental ou psychique. N’y a-t-il de pensée que sous forme de conscience ? Et si non, y a-t-il plusieurs niveaux d’inconscient ? Dans la mesure où le substantif a un sens plus géné-ral que celui donné par Freud, il faut en effet les examiner etles nuancer. Peut-on aller jusqu’à utiliser ce terme pour qua-lifier une force agissante, et non pas simplement unedéfaillance ou une limite de la conscience .
I. Une contradiction de principe1. L’esprit et la conscience– On sépare l’esprit et le corps sur le critère de ce qui est matériel et immatériel, mais aussi sur un autre critère essentiel : celui de la représentation et de la conscience de soi. Un esprit sans représentation de lui-même ou de quelque chose d’autre que lui-même n’est pas un esprit.Référence :Hegel fait ainsi la différence entre deux façons d’exister. Celle appelée « en soi » concernant les choses dela nature, les corps, et celle de l’homme qui, parce qu’il est esprit ou parce qu’il a un esprit, possède une représentation de lui-même. Il a donc en quelque sorte une doubleexistence, puisque ce qu’il est lui est représenté en même temps dans son esprit. C’est le « pour soi ».Exemple :la démarche du doute cartésien aboutit à la seulecertitude « Je pense, donc je suis », qui permet de démontrer l’existence de la pensée, alors que celle des corps estmoins assurée, et de définir cette pensée par la conscience,puisqu’elle se présente toujours sous la forme du « je »
2. L’inconscient et le corps– Quand le terme « inconscient » s’applique au psychisme,c’est justement pour montrer les limites de l’esprit, c’estpour signaler qu’il n’y a pas conscience du phénomène. Cen’est pas pour désigner un élément ni une force agissantedu psychisme lui-même.– Ce que l’on appelle « l’inconscient » est donc le propre ducorps, car s’il y a esprit ou psychisme, il y a nécessairementconscience ; c’est pour cela que l’on peut être inconscientde ce qui se passe dans le corps, mais dire que l’inconscientest psychique ou que le psychique est inconscient, c’esténoncer une contradiction.Référence et exemple :le jugement de Spinoza selonlequel « nul ne sait ce que peut le corps », car on n’a pasconscience de tous ses mécanismes, ni de tous ses effetsdirects ou indirects sur la pensée. Par exemple, quand ondit que l’on bouge un bras par la volonté, on ne sait pasquel est le processus. De la même façon, le corps peut agirsur l’esprit sans que nous sachions comment, ni à quelpoint
– Quand quelqu’un roule à grande vitesse, on lui fait le reproche d’être inconscient. On lui attribue une faute morale : il n’a pas voulu mal faire, mais il n’a pas compris pourquoi il a mal fait.– Si l’inconscience morale est reconnue, l’inconscient psy-chique est, lui, beaucoup plus délicat. Cette notion ne repose-t-elle pas sur une erreur, sur une contradiction de principe qui pose problème ?– Il s’agit de savoir si toutes les manifestations de l’esprit prennent la forme de la conscience, si cette dernière est l’es-sentence le mode d’existence unique de ce qui est mental ou psychique. N’y a-t-il de pensée que sous forme de conscience ? Et si non, y a-t-il plusieurs niveaux d’inconscient ? Dans la mesure où le substantif a un sens plus géné-ral que celui donné par Freud, il faut en effet les examiner etles nuancer. Peut-on aller jusqu’à utiliser ce terme pour qua-lifier une force agissante, et non pas simplement unedéfaillance ou une limite de la conscience .
I. Une contradiction de principe1. L’esprit et la conscience– On sépare l’esprit et le corps sur le critère de ce qui est matériel et immatériel, mais aussi sur un autre critère essentiel : celui de la représentation et de la conscience de soi. Un esprit sans représentation de lui-même ou de quelque chose d’autre que lui-même n’est pas un esprit.Référence :Hegel fait ainsi la différence entre deux façons d’exister. Celle appelée « en soi » concernant les choses dela nature, les corps, et celle de l’homme qui, parce qu’il est esprit ou parce qu’il a un esprit, possède une représentation de lui-même. Il a donc en quelque sorte une doubleexistence, puisque ce qu’il est lui est représenté en même temps dans son esprit. C’est le « pour soi ».Exemple :la démarche du doute cartésien aboutit à la seulecertitude « Je pense, donc je suis », qui permet de démontrer l’existence de la pensée, alors que celle des corps estmoins assurée, et de définir cette pensée par la conscience,puisqu’elle se présente toujours sous la forme du « je »
2. L’inconscient et le corps– Quand le terme « inconscient » s’applique au psychisme,c’est justement pour montrer les limites de l’esprit, c’estpour signaler qu’il n’y a pas conscience du phénomène. Cen’est pas pour désigner un élément ni une force agissantedu psychisme lui-même.– Ce que l’on appelle « l’inconscient » est donc le propre ducorps, car s’il y a esprit ou psychisme, il y a nécessairementconscience ; c’est pour cela que l’on peut être inconscientde ce qui se passe dans le corps, mais dire que l’inconscientest psychique ou que le psychique est inconscient, c’esténoncer une contradiction.Référence et exemple :le jugement de Spinoza selonlequel « nul ne sait ce que peut le corps », car on n’a pasconscience de tous ses mécanismes, ni de tous ses effetsdirects ou indirects sur la pensée. Par exemple, quand ondit que l’on bouge un bras par la volonté, on ne sait pasquel est le processus. De la même façon, le corps peut agirsur l’esprit sans que nous sachions comment, ni à quelpoint
Sa dépend de quel inconscience on parle on peut parler d'une maladie comme l'épilepsie, de l'inconscience sur la route d'être inconscient face à un geste qu'on a fait et qui est dangeruex...